Piquet de grève au Centre Courrier du Bailleul : les postières et postiers relèvent la tête !

Piquet de grève au Centre Courrier du Bailleul : les postières et postiers relèvent la tête !

Mardi 2 décembre 2025 – dès 7h45, le Centre Courrier du Bailleul s’est réveillé au son de la lutte.
Devant les portes, un piquet de grève déterminé, porté par les factrices, les facteurs et la CGT FAPT 72, a rappelé haut et fort ce que La Poste semble trop souvent oublier : sans celles et ceux qui distribuent le courrier chaque jour, il n’y a pas de service public postal.

Depuis des mois, les agent·es alertent : surcharges de travail, tournées rallongées, réorganisations imposées, effectifs en chute libre… Au Bailleul comme ailleurs, le quotidien des postières et postiers devient insoutenable. Et pendant que les directions empilent les tableaux Excel, les agents, eux, accumulent fatigue, stress et colère.

Le 2 octobre au matin, cette colère s’est transformée en action collective.
Une grève, claire, déterminée, pour exiger ce qui devrait être élémentaire :

  • Des conditions de travail dignes

  • Des effectifs à la hauteur des besoins

  • Le respect d’un véritable service public postal, accessible, humain, au service de la population et non de logiques purement comptables.

Parce qu’il faut le répéter :

Un service public postal de qualité ne peut exister que si celles et ceux qui le font vivre disposent des moyens nécessaires.

Au piquet, les témoignages se ressemblent : agents épuisés, tournées impossibles à finir, pressions pour faire toujours plus avec toujours moins… Mais ce matin là, au Bailleul, c’est la solidarité qui domine. Les collègues se serrent les coudes, la CGT est à leurs côtés, et la détermination est palpable.

Face à la dégradation du service public et aux attaques contre leur métier, les factrices et les facteurs du Bailleul ont décidé de ne plus subir. Ils et elles se font entendre, et ils ont raison.

La CGT apporte son soutien total aux grévistes du Bailleul.
Quand on se bat, on peut gagner. Et aujourd’hui, la lutte continue !